Les lycéens français reprennent la mobilisation pour réclamer de meilleures conditions d’études
Publié le 4 novembre 2026
La contestation étudiante continue de faire parler d’elle en France. Depuis le début du mois de novembre, plusieurs lycées et universités connaissent de nouvelles perturbations après la reprise des cours à l’issue des vacances de la Toussaint.

Mardi 3 novembre, des rassemblements ont été organisés dans plusieurs villes, notamment à Paris, Lyon, Rennes et Marseille. Les jeunes mobilisés dénoncent le manque de moyens dans les établissements scolaires, les difficultés d’accès à l’enseignement supérieur et les inégalités dans le système éducatif.
Selon le ministère français de l’Éducation nationale, 48 lycées sur environ 3 700 étaient bloqués mardi matin. Les organisations étudiantes avancent toutefois des chiffres beaucoup plus élevés. Dans les universités, plusieurs campus ont également été perturbés par des rassemblements et des blocages.
Au cœur de cette mobilisation figure notamment Parcoursup, la plateforme utilisée pour organiser l’admission des étudiants dans l’enseignement supérieur. De nombreux lycéens souhaitent sa suppression, estimant que le système actuel ne garantit pas suffisamment l’égalité des chances.
Face à cette situation, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour répondre aux revendications des jeunes. Parmi les propositions figurent la création de places supplémentaires dans les universités, le recrutement de personnel enseignant et une transformation progressive de Parcoursup d’ici 2028.
Cependant, ces engagements ne semblent pas convaincre l’ensemble des organisations étudiantes. Plusieurs représentants estiment que les annonces restent insuffisantes et demandent des investissements plus importants et des garanties concrètes.
Le gouvernement appelle de son côté les élèves à reprendre normalement les cours afin de préserver leur préparation aux examens, notamment au baccalauréat.
La mobilisation pourrait prendre une nouvelle dimension jeudi 5 novembre, avec une journée nationale de grève et de manifestations contre la vie chère. Les organisations de jeunesse souhaitent également faire entendre leurs revendications à cette occasion.
L’évolution de ce mouvement dépendra désormais de la capacité du gouvernement à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des élèves et des étudiants.