Les lycéens et les étudiants relancent la mobilisation pour défendre l’avenir de l’éducation

La reprise des cours après les vacances de la Toussaint s’annonce particulièrement tendue en France. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à poursuivre les mobilisations engagées depuis plusieurs semaines pour réclamer de meilleures conditions d’apprentissage et davantage de moyens pour l’éducation.
Dès ce lundi 2 novembre 2026, des blocages de lycées sont annoncés dans plusieurs villes. L’Union syndicale lycéenne et l’Union étudiante appellent également à de nouvelles actions mardi et jeudi. De son côté, l’Unef invite les étudiants à organiser des mobilisations dans les universités afin de renforcer le mouvement.
Les revendications portent notamment sur le manque d’enseignants, les classes surchargées, l’état dégradé de certains établissements et les difficultés rencontrées par les étudiants. Les organisations dénoncent aussi les incertitudes concernant les moyens consacrés à l’enseignement supérieur et à la vie étudiante.
Face à la contestation, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures, notamment des financements pour la rénovation des établissements scolaires et des campus universitaires, ainsi que des places supplémentaires dans l’enseignement supérieur. Ces annonces n’ont toutefois pas convaincu les organisations mobilisées, qui estiment que les réponses restent insuffisantes.
Le mouvement intervient après plusieurs semaines de manifestations parfois marquées par des affrontements et des interventions policières. Les autorités redoutent de nouvelles perturbations à la reprise des cours, tandis que les syndicats souhaitent maintenir la pression pour obtenir des engagements supplémentaires.
Une nouvelle journée nationale de mobilisation est notamment annoncée pour le 5 novembre. Son ampleur pourrait constituer un indicateur important de la capacité du mouvement à se poursuivre dans les établissements scolaires et universitaires.