Félix Tshisekedi rejette les accusations de répression après le transfert de Prince Epenge à la prison de Makala

La situation judiciaire de Prince Epenge Wemakoko, responsable du parti ADD Congo et porte-parole de la coalition d’opposition LAMUKA, continue de provoquer des réactions dans la classe politique congolaise. Le président Félix Tshisekedi a rejeté les accusations selon lesquelles son arrestation serait liée à une volonté de faire taire l’opposition.
Dans une intervention diffusée le dimanche 1er novembre par la Présidence, le chef de l’État a expliqué que l’interpellation de l’opposant ne devait pas être interprétée comme une sanction liée à ses positions politiques. Selon lui, la procédure concerne des déclarations relatives à la mort de Manassé Lomboto, membre de l’ADD Congo décédé après les événements du 15 septembre à Kinshasa.
Félix Tshisekedi estime que le statut d’opposant ne dispense personne de répondre devant la justice lorsqu’une personne est soupçonnée d’avoir diffusé de fausses informations. Il affirme que les autorités cherchent à obtenir des explications sur les circonstances et les déclarations entourant ce décès.
L’affaire a pris une nouvelle dimension après le transfert de Prince Epenge à la prison centrale de Makala, à Kinshasa, le samedi 31 octobre. Son avocat, Clément Muza, a confirmé cette décision à Actualité.cd. Il a également indiqué que la demande de mise en liberté provisoire de son client avait été rejetée par la juridiction compétente.
La défense conteste les conditions dans lesquelles le transfert a été effectué. Selon l’avocat, les représentants de Prince Epenge n’auraient pas été préalablement informés de cette décision. Le collectif entend poursuivre les démarches judiciaires pour obtenir sa libération.
L’arrestation de l’opposant remonte au 25 octobre, à l’aéroport international de N’Djili. Il devait alors se rendre à Rome pour participer à une rencontre de la Coalition article 64. Après son interpellation, il a été entendu par les services compétents avant d’être présenté au parquet de Kinshasa-Gombe.
Les poursuites portent notamment sur des accusations de propagation de faux bruits en rapport avec la mort de Manassé Lomboto. Les circonstances exactes de ce décès restent au centre des désaccords entre les autorités et les responsables de l’opposition.
Plusieurs figures politiques ont dénoncé la procédure et demandé que les droits de la défense soient respectés. Elles réclament également des investigations permettant d’établir clairement les responsabilités dans la mort du militant.
De leur côté, les autorités soutiennent que la procédure judiciaire doit suivre son cours indépendamment des appartenances politiques. Aucune conclusion définitive sur les accusations visant Prince Epenge ou sur les circonstances du décès de Manassé Lomboto ne doit être tirée avant les résultats des investigations et les décisions de justice.
Cette affaire intervient dans un climat politique tendu à Kinshasa. La manière dont la justice traitera ce dossier sera particulièrement suivie par les organisations politiques et les citoyens qui attendent des éclaircissements sur les faits.