Parcoursup sera remplacé en 2028 : le gouvernement français prépare une profonde réforme de l’accès aux universités
FRANCE, 1er novembre 2026 – Le système d’admission dans l’enseignement supérieur français s’apprête à connaître une transformation majeure. Le gouvernement a annoncé son intention de remplacer Parcoursup à partir de 2028, après plusieurs semaines de contestation menées par des lycéens et des étudiants qui dénoncent les difficultés d’accès aux formations universitaires.

Présentée le 26 octobre, cette réforme prévoit une première série de changements dès la campagne d’admission de 2027, avant la mise en place d’un nouveau dispositif deux ans plus tard. L’objectif affiché est de rendre les procédures d’admission plus transparentes, de simplifier les démarches des candidats et d’améliorer l’orientation des jeunes.
Parcoursup au cœur des critiques des étudiants
Depuis sa création en 2018, Parcoursup constitue la principale plateforme permettant aux lycéens et aux étudiants en réorientation de candidater dans les formations de l’enseignement supérieur.
Cependant, son fonctionnement fait régulièrement l’objet de critiques. De nombreux candidats dénoncent le manque de transparence de certains critères de sélection, les longues périodes d’attente et les difficultés rencontrées pour obtenir une place dans les formations souhaitées.
Les organisations lycéennes et étudiantes réclament depuis plusieurs semaines une transformation profonde du système. Certaines demandent même sa suppression complète, estimant que la plateforme contribue aux inégalités entre les candidats.
Des changements annoncés dès 2027
Avant son remplacement définitif, Parcoursup devrait bénéficier de plusieurs améliorations dès la prochaine campagne d’admission.
Le gouvernement prévoit notamment de rendre publics les critères utilisés par les établissements pour examiner les candidatures. Les formations devront également mieux expliquer leurs décisions, notamment lorsqu’un candidat reçoit une réponse négative.
Les lettres de motivation pourraient par ailleurs être réservées aux formations pour lesquelles elles présentent un véritable intérêt.
Une meilleure information sera également proposée aux lycéens afin de les aider à construire leur projet d’études dès les premières années du lycée.
Quinze mille nouvelles places dans l’enseignement supérieur
La réforme ne concerne pas uniquement la plateforme d’admission. Le gouvernement souhaite également augmenter les capacités d’accueil des établissements afin de répondre à la demande croissante de formations.
Au total, 15 000 places supplémentaires doivent être créées entre 2027 et 2028.
Parmi elles figurent :
- 10 000 places supplémentaires dans les formations de brevet de technicien supérieur (BTS).
- 4 000 places dans les bachelors universitaires de technologie (BUT).
- 1 000 places supplémentaires dans les formations universitaires liées à l’accès aux études de santé.
L’Île-de-France devrait bénéficier d’une attention particulière, car les tensions concernant les capacités d’accueil y sont particulièrement importantes.
Des classes de lycée moins chargées
Le gouvernement a également annoncé des mesures concernant les conditions d’apprentissage dans les établissements secondaires.
À partir de la rentrée 2027, les classes de seconde dans les lycées les moins favorisés devraient être limitées à 28 élèves. Cette mesure sera ensuite progressivement étendue à l’ensemble des lycées à partir de 2028.
Le plan prévoit également la création de postes supplémentaires d’enseignants et de personnels chargés de l’accompagnement psychologique et social des élèves.
Ces initiatives doivent contribuer à améliorer les conditions d’études et à réduire les difficultés rencontrées par les jeunes dans leur parcours scolaire.
Les étudiants attendent des résultats concrets
Malgré ces annonces, les réactions restent partagées dans le milieu éducatif. Plusieurs organisations étudiantes considèrent les mesures annoncées comme une première étape, mais estiment qu’elles ne répondent pas encore à toutes leurs revendications.
Les représentants des élèves souhaitent notamment davantage de places dans les universités, une meilleure égalité des chances et des moyens financiers supplémentaires pour les établissements publics.
La question du financement reste également importante, puisque plusieurs engagements devront être confirmés dans le cadre des prochaines décisions budgétaires.
Une réforme qui pourrait changer l’avenir des étudiants français
Le remplacement de Parcoursup représente un chantier important pour l’avenir de l’enseignement supérieur en France. Le nouveau dispositif devra répondre aux attentes des candidats tout en garantissant des procédures d’admission compréhensibles et équitables.
Les prochaines semaines seront consacrées aux discussions entre les représentants des élèves, les enseignants et les autorités publiques afin de définir les grandes orientations du futur système.
Pour les centaines de milliers de jeunes qui préparent leur entrée dans l’enseignement supérieur, cette réforme pourrait modifier profondément la manière de choisir une formation et d’accéder à l’université.